Écrire un livre est un projet passionnant, mais il faut aussi l’avouer, c’est très exigeant. Avoir une belle histoire ne suffit pas à rendre un manuscrit intéressant, susceptible de capter l’attention d’une maison d’édition. Il y a des erreurs manuscrits que les écrivains, en particulier les novices, commettent et qui font du tort à leurs œuvres. Pour éviter de tomber dans ces pièges à l’avenir, lisez cet article.
Vouloir absolument tout expliquer
Quand on raconte une histoire, il est normal de vouloir se faire comprendre. Sinon, à quoi bon ? Naturellement, en tant qu’auteur, vous devez bien développer vos personnages, contextualiser les situations afin que le lecteur comprenne ce qui a conduit à quoi. Mais, il ne faut pas en faire trop. À force de vouloir tout expliquer, vous diminuez l’intérêt de votre histoire. Il y a une citation qui dit : «Trop d’informations tue l’information». Trop de détails, trop de précisions, diminuent le suspense et l’intérêt.
En faisant cela, vous ne laissez pas la place à l’imagination. Alors que c’est la possibilité qu’a le lecteur de s’imaginer des scénarios à partir des informations que vous lui donnez qui procure en réalité le plaisir. Sans cela, votre manuscrit perd une partie de son charme.
L’absence de cohérence émotionnelle
C’est l’une des erreurs manuscrits les plus répandues chez les auteurs en herbe. Pour captiver, une histoire doit respecter un certain nombre de critères dont la construction réaliste et émotionnellement cohérente des personnages. Il faut savoir que les lecteurs s’attachent voire s’identifient aux personnages des récits. Si ce que vous décrivez est trop incongru, personne ne vous prendra au sérieux.
Un personnage qui change d’humeur sans raison, pardonne trop vite, s’énerve soudainement ou reste impassible alors que la situation devrait le bouleverser, ça sonne faux ! Même avec leur statut de personnages fictifs, ils doivent être logiques, car le lecteur, lui, les perçoit comme des personnages réels. Les motivations, les comportements, les réactions, tout cela doit être crédible. Lorsque vous développez une situation, les réactions de vos personnages doivent s’accorder.
Les débuts trop lents
Il s’agit de l’une des principales raisons pour lesquelles les lecteurs abandonnent un livre dès les 5 premières pages. C’est l’une des erreurs manuscrits que beaucoup d’auteurs commettent sans s’en rendre compte. Il n’est pas interdit d’installer le décor au début de l’histoire, c’est même une bonne technique si vous savez vous y prendre. Ce qui fait du tort à votre manuscrit, c’est l’incapacité à le faire brièvement.
Présenter chaque personnage, expliquer l’univers ou raconter en détail le passé des protagonistes dès les premières pages conduit inévitablement à un démarrage poussif. Résultat ? Le lecteur n’est pas captivé. C’est la raison pour laquelle, dès les premières pages, il se décourage. Un bon manuscrit doit accrocher dès le début, intriguer et donner envie d’en savoir plus. Même si vous devez installer le décor, trouvez le moyen de plonger rapidement le lecteur dans l’histoire.
Ne pas relire et corriger son texte
Le premier jet d’un manuscrit est rarement parfait. En réalité, le premier jet est le brouillon. En tant que tel, il a besoin d’être mis au propre avant d’atterrir dans les mains d’une maison d’édition. L’erreur est de penser le contraire. Généralement, il y a deux catégories d’auteurs qui commettent cette erreur. Les premiers pensent que l’inspiration suffit et que leur texte est parfait en l’état. La seconde catégorie a tellement peur de modifier qu’elle préfère laisser tel quel.
Vous devez garder à l’esprit qu’aucune histoire ne naît parfaite. Même les écrivains les plus expérimentés retravaillent leurs manuscrits plusieurs fois avant d’arriver à un résultat satisfaisant. C’est en relisant et en corrigeant votre manuscrit que vous construisez réellement l’histoire. L’amélioration ne peut que lui faire du bien.
Négliger les retours extérieurs
Si vous avez déjà du mal à corriger votre œuvre, ce n’est pas à bras ouverts que vous accueillerez les critiques. Et pourtant, vous vous devez de les accepter. Après tout, votre livre, si vous le publiez, est bien destiné à des personnes autres que vous.
C’est un bon exercice que de le soumettre à l’avis extérieur. Considérez que vous soumettez votre texte à des bêta-lecteurs. Leurs réactions, avis et suggestions vous donneront une idée de l’accueil auquel aura droit votre manuscrit. Si les retours sont positifs, c’est tant mieux, sinon, c’est bien aussi. Cela vous donnera une direction pour les corrections.
Si jusque-là vous n’êtes pas découragé, c’est que vous avez vraiment la trempe d’un bon auteur. Maintenant que vous connaissez ces erreurs manuscrits, vous pourrez les éviter et écrire de meilleurs manuscrits à l’avenir.
